Galerie Menouar

Art Contemporain






Biographie Ken Yang

Après son exposition retrospective : « Ken Yang, Paris-Kuala Lumpur 2002-2003 » à la Galerie Nationale des Arts à Kuala Lumpur (octobre 2013 - février 2014) à l’invitation du Ministère de la Culture malaisien inaugurée par sa Majesté le Roi de Malaisie ; et après sa participation remarquée avec cinq grands tableaux sélectionnés pour le segment VIP du Maritime Slik Road Art Festival organisé par la Bibliothèque Du Temps dans le prestigieux Shanghai Sinan Mansions à Sanghai (octobre 2015), lequel festival continuera sa tournée via Honk-Kong pour terminer à Beijing en janvier 2016 ; voici l’artiste Ken Yang qui revient à son ancrage parisien et à sa galerie de la rue du Parc Royal.

Cette exposition concoctée par l’artiste et sa galeriste, Mme Rabiaa Menouar, propose un panaché d’oeuvres de périodes et techniques variées. Le visiteur y découvrira une oeuvre abstraite (l’Ile de Kho Tao) datant de l’an 2000, c’est à dire deux ans avant l’installation de Ken Yang à Paris, ainsi que des tableaux figuratifs à l’huile, d’une facture impeccable, élaborés et travaillés à la mode renaissance, qui proviennent des années parisiennes de l’artistes; ensuite, des dessins « tropicaux » au fusain rehaussé de pastel blanc, réalisés en Malaisie et en Thaïlande pendant l’année que Ken Yang a passée sous les tropiques, à cheval entre 2013 et 2014, à l’occasion de sa retrospective à Kuala Lumpur. L’artiste y revient à la base même de son travail de peintre : le dessin, et à sa propre source d’inspiration et de contemplation : la nature. On y admire la clarté des lignes, l’assurance du geste, la solidité de la composition et la pureté de l’intuition et de l’exécution.

Cette exposition marque dans la carrière de Ken Yang une sorte de transition du figuratif et de la portraiture qu’il a pratiqué pendant plus de douze ans, vers le paysage, la Nature et la nature morte.
En effet, Ken nous dévoile ici pas moins de trois superbes natures mortes, dont deux où il explore et célèbre la délicatesse de la flore, et une plus sèche (la raison viendra tout de suite), plus symbolique, capturée lors d’une visite pèlerinage à la maison d’un des maître de la peinture qui a influé son travail, Claudio Bravo. Cette maison se trouve à Taroudant, dans le sud ouest du Maroc sur la route du Sahara. Bravo venait de décéder quelques mois auparavant. Rien n’avait encore bougé dans sa demeure. Le résultat fût un précieux hommage rendu en une magnifique nature morte de crânes d’animaux sauvages selon la disposition laissée par le maître de son atelier ; cette nature morte s’inscrit également dans la lignée des Vanitas européennes, avec toutefois un parfum de désert et une touche asiatique subreptice.

Encore une fois, Ken Yang nous montre qu’il a plusieurs cordes à son arc et qu’il est toujours capable de nous surprendre par les thèmes qu’il choisit d’aborder et la variété de son art qu’il maîtrise à merveille, pour notre plus grand bonheur.

M.H.
Paris, automne 2015

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